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Faire un compost de qualité : 5 règles d’or à respecter (Partie 2)

Êtes-vous prêt à devenir un pro du compost ?

5 conseils de nos experts pour réaliser un compost de qualité

1. Choisissez bien l’endroit pour réaliser votre tas de compost

​​2. Aérez votre tas de compost !

Puisque c’est grâce aux micro-organismes, insectes etc. que la décomposition se fait, il leur faut absolument de l’oxygène pour vivre. Ainsi, pour que l’action de la faune se fasse en condition d’aérobiose (et non d’anaérobiose, son contraire, c’est à dire sans oxygène avec des excès d’eau ou des matières trop tassées) il est primordial de bien brasser régulièrement le tas de compost pour que l’oxygène circule jusqu’en bas.

À l’aide d’une fourche, toutes les deux à quatre semaines, vous pouvez ramener les couches du bas sur le dessus ou celles du dessus au centre du tas. La première aération ne doit pas être faite avant deux à quatre semaines après la réalisation du tas de déchets pour bien assurer l’action des bactéries et le maintient de la température.

Astuce : Lors de l’aération, vous pouvez rajouter ce que l’on appelle des activateurs naturels qui permettront de stimuler l’activité des micro-organismes et de les nourrir (orties, purin d’orties, urine, fumier de volaille). Composter des végétaux tels que des branchages ou des brindilles permettra également l’aération naturelle de votre compost.

3. Dosez et équilibrez vos déchets « bruns » et « verts »

Il y a deux sortes de déchets :

​Il est important de comprendre le rapport C/N (Carbone/Azote) pour créer un compost équilibré et de qualité. Ainsi le rapport C/N optimal doit être situé entre 25 et 35, donc de 30 en moyenne. Plus votre rapport C/N sera proche de 30, plus la dégradation des matières organiques sera idéale et efficace. Comme mémo, vous pouvez penser que plus une matière sera sèche et aura un rapport Carbone/Azote important, plus la quantité de matière riche en azote devra être quantitativement importante.

À titre d’exemples, voici le rapport C/N de diverses matières les plus rencontrées :

4. Contrôlez l’humidité

Tout comme l’oxygène est nécessaire à la vie des micro-organismes de votre compost, il en est de même pour l’eau, ainsi le taux d’humidité de votre compost doit être à point.

► Des moucherons dans votre compost ? Il est trop humide, ajoutez des matières sèches comme du bois sec, des cartons ou des feuilles mortes sèches !

► Des fourmis dans votre compost ? Il est trop sec, arrosez !

Astuce : Ayez recours au « test de la poignée » pour vérifier le taux d’humidité dans votre compost. Il vous suffit de prendre une poignée de compost dans votre main et de la serrer. Pour un taux optimal, quelques petites gouttes d’eau doivent apparaître entre vos doigts lors de la pression du matériau et celui-ci ne doit pas se disperser à la réouverture de la main.

5. Protégez et isolez votre compost

Comme on l’a mentionné lors du point précédent, il est important de bien isoler votre compost. Vous l’aurez compris, puisque la température et la chaleur qu’il dégage doivent être maintenues et conservées, couvrez bien votre tas à l’aide d’un couvercle, de cartons ou de couches de pailles. Vous éviterez également les excès d’eau notamment lors des pluies orageuses en couvrant votre compost à l’aide d’une bâche en plastique perméable à l’eau.

​Matériel dont vous avez besoin pour réaliser au mieux votre compostage dans votre jardin

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